L’alopécie désigne la perte partielle ou totale des cheveux. Cette perte peut être causée par de nombreux facteurs (naturels, héréditaires ou pathologiques). Il est conseillé d’agir rapidement en présence de ce mal qui affecte aussi bien les hommes que les femmes.

La perte des cheveux, un cycle inhérent à nos fonctions vitales

Le cheveu a un cycle naturel de développement, le cycle pilaire. Il est divisé en trois phases : une période de croissance (phase anagène), une autre de repos (phase catagène) et la dernière, débouchant sur la mort et la chute du cheveu (phase télogène). Ce cycle provoque ainsi une perte permanente de cheveux (cinquante à cent cheveux par jour) dont il n’y a pas à s’inquiéter, tant que la quantité des cheveux perdus reste restreinte. Ainsi, la perte de cheveux peut être liée à une cause non pathologique. Par exemple, la maternité a des conséquences sur la chute des cheveux. Une femme sur deux est touchée par l’alopécie post-partum. Mais, à ce niveau, il n’y a souvent pas d’inquiétude, puisque dans la majorité des cas le capital pilaire se récupère dans l’année suivante.

Il arrive néanmoins que les cheveux se mettent à tomber brutalement et de façon diffuse. Ce trouble caractérisé par des cheveux fins et clairsemés sur l’ensemble du cuir chevelu est souvent dû à plusieurs facteurs internes comme externes (déséquilibre hormonal, changement physique ou choc psychologique).

cheveux chute

Causes de l’alopécie non naturelle

L’hérédité est une des causes majeures de l’alopécie pathologique. L’alopécie androgénétique se réfère à une perte de cheveux héréditaire. Les follicules héritent d’une sensibilité particulière à l’action combinée de la testostérone et d’une enzyme (5 a-réductase), conduisant à la production de la dihydrotestostérone (DHT). Ce dysfonctionnement se manifeste par un ralentissement dans la croissance du cheveu : le follicule pileux s’implante de moins en moins profondément dans le derme et s’atrophie, affinant le cheveu ; à la suite de ce phénomène, le cuir chevelu se dégarnit progressivement. La calvitie touche une forte proportion de la gent masculine.

L’hyperactivité hormonale, source secondaire de l’alopécie pathologique

Les hormones ont une forte activité sur le fonctionnement de nos organes, et donc sur nos cheveux. Il arrive souvent que les concentrations de ces hormones varient à certaines périodes de nos vies ou après un dérèglement d’une glande les produisant. C’est ainsi que le taux des hormones mâles (hormones androgènes) peut fluctuer et impacter nos cheveux de sorte à accélérer leur chute, provoquant une alopécie androgénique. Ces mêmes hormones peuvent également agir sur les follicules pileux sensibilisés par l’hérédité et causer leur hypersensibilité : on parlera alors d’alopécie hyper androgénique.

Carences alimentaires et stress : autres origines de l’alopécie

Les carences en vitamines et minéraux, en particulier le fer et le zinc, peuvent entraîner la perte de cheveux. Sans fer, le sang ne peut être correctement oxygéné et le cheveu devient alors terne et cassant. Les femmes subissent le plus cette altération. Elles perdent en effet une importante quantité de fer au cours des règles, qui n’est pas forcément compensée par l’alimentation. Cette forme d’alopécie est généralement repérable à la fatigue, la pâleur du teint et des cheveux et à une chute progressive non localisée.

Les diverses tensions de la vie conduisent elles aussi à des conséquences néfastes sur notre santé générale, et spécifiquement sur celle de la chevelure. Perturbées par un stress important, les glandes surrénales augmenteront la production d’hormones androgènes, empêchant ainsi un fonctionnement normal du follicule chez les individus sensibilisés par l’hérédité : ce type d’alopécie ne peut donc se manifester que sur un terrain favorable. Et plus les individus seront sujets au stress, plus ils perdront leurs cheveux.

Pelade et dermite séborrhéique : affections à l’origine de l’alopécie

Il existe par ailleurs des maladies qui empêchent la pousse du cheveu. Dans le cas d’une pelade (maladie auto-immune), le follicule pileux suspend son activité de façon imprévisible, créant des plaques de calvitie sur des zones isolées du cuir chevelu. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes, et son origine est encore mal connue. S’il est possible de stimuler la repousse du cheveu par des traitements appropriés, les spécialistes sont encore incapables de prévoir le déclenchement de la maladie ou d’anticiper une éventuelle rechute.

Une autre pathologie touchant le cuir chevelu et capable de générer une alopécie est la dermite séborrhéique. Se manifestant par des pellicules et des plaques roses recouvertes de croûtes, elle est causée par la prolifération d’un champignon, le malassezia, qui colonise les cuirs chevelus gras.

Quels traitements ?

Bien qu’elle soit pénible à supporter, il ne faut jamais considérer la chute de cheveux comme irréversible. Il existe aujourd’hui de nombreux moyens pour la normaliser, sans pour autant arriver à bout de toutes les causes qui peuvent provoquer ce mal. Il est dans tous les cas recommandé de consulter rapidement un dermatologue pour ralentir la chute des cheveux. En effet, il se révèle plus facile de retarder la chute que de favoriser la repousse. De nombreux traitements existent, sous forme de : recettes naturelles, shampooings spécifiques, lotions, sérums, etc. Le dermatologue peut aussi prescrire des traitements médicamenteux (compléments alimentaires, injections intramusculaires de vitamines), et différentes techniques chirurgicales de greffe existent comme solution pour stimuler la repousse.

Que faire de façon spécifique dans le traitement de l’alopécie ?

De façon détaillée, il est au préalable judicieux de bien définir l’origine de la chute, avec l’aide d’un spécialiste averti et sérieux. Il examinera les différents facteurs responsables de la chute et donnera les conseils appropriés. Il est par la suite important d’avoir une excellente hygiène capillaire. Un excès de sébum, la poussière ou la pollution empêchent l’oxygénation du cuir chevelu. Cela perturbe les fonctions des follicules pileux, entraînant une anémie et une perte de vitalité du cheveu. Prenez soin de vos cheveux en choisissant un shampooing doux adapté à la nature de votre cuir chevelu, qui doit être toujours propre.

Il est par ailleurs souhaitable de stimuler au quotidien la circulation sanguine au niveau de votre cuir chevelu. Un meilleur flux sanguin vers le cuir chevelu signifie que les racines des cheveux reçoivent plus de nutriments nécessaires à la croissance des cheveux. Pour finir, veillez sur votre alimentation, qui doit être saine, équilibrée et riche en vitamines et minéraux.

Traitement dédié à la calvitie

Pour contrôler l’alopécie androgénétique et retarder l’échéance de la chute complète des cheveux, renforcez les follicules sensibilisés et freinez les effets de la DHT en utilisant des produits au procapil, censés stimuler la croissance de vos cheveux. Consultez votre dermatologue pour de plus amples détails.

calvitie

Soins des infections capillaires

Les traitements prescrits pour la pelade (comme une corticothérapie locale) visent essentiellement à faire disparaître les globules blancs qui attaquent le follicule.

Pour ce qui concerne la dermite séborrhéique, des traitements peuvent atténuer la dermite, mais pas la guérir : si un shampooing antipelliculaire ne suffit pas, une lotion traitante, à base d’antifongiques et anti-inflammatoires, sera indiquée.

Quelques recettes naturelles pour le traitement de l’alopécie

Commençons en parlant de quelques végétaux capables de soutenir le fonctionnement des glandes surrénales, productrices d’androgènes. On peut citer la réglisse ou le ginseng, avec leurs propriétés relaxantes pour empêcher une trop grande production d’adrénaline par ces glandes, hormone favorable au stress.

Les huiles végétales ont quant à elles un potentiel énorme pour revigorer nos cellules capillaires. Elles favorisent l’hydratation, la brillance ou le ralentissement de la chute de celles-ci. Elles peuvent en outre lutter contre les infections. Les plus efficaces dans cet exercice sont l’huile de ricin, celle de moutarde ou encore celle du théier.

Les infusions faites à partir de plantes médicinales jouent elles aussi leur partition dans la lutte contre la perte de cheveux. Leur action est généralement localisée dans la lutte contre les carences en oligo-éléments, notamment le fer. Le thé vert est un excellent exemple dans ce registre.

Pour clôturer ce volet, on ne saurait omettre la levure de bière. Combinée au zinc, elle est chargée en vitamine B, indispensable à la création de kératine (principal constituant des cheveux). Le champignon contenu dans la levure joue lui aussi un rôle primordial dans la bonne santé de vos cheveux : il les gaine et les fortifie.

Le traitement par la greffe de cheveux

La greffe des cheveux est la dernière option de traitement à envisager, car assez contraignante et coûteuse. Le mode opératoire est le suivant : une bandelette est prélevée sur le cuir chevelu sous anesthésie locale, puis découpée en unités. Ces implants sont ensuite insérés par micro-incision dans la zone à recouvrir, et la zone prélevée est recousue. Signalons également que les cheveux greffés ne repoussent pas immédiatement, mais l’amélioration est définitive au bout d’un an.

Voir ses cheveux tomber peut être une véritable source d’angoisse. Il est donc impératif de trouver les moyens pour lutter contre ce mal. Fort heureusement, il existe plusieurs possibilités de traitements, qu’elles soient naturelles, médicamenteuses ou esthétiques.